Les stages d’été à l’Aviron Club de Bourges, <strong>l’occasion rêvée de se jeter à l’eau pour essayer l’aviron !</strong> 

Les stages d’été à l’Aviron Club de Bourges, l’occasion rêvée de se jeter à l’eau pour essayer l’aviron ! 

Comme à toutes les vacances scolaires, l’Aviron Club de Bourges organise des stages d’initiation d’une semaine, pour ceux qui souhaitent découvrir l’activité, la tester avant de s’inscrire, ou bien seulement passer une semaine des vacances avec une activité sportive et conviviale sans s’engager.

Cette année, trois dates sont proposées : 

– du mardi 16 au samedi 20 juillet 2024

– du lundi 22 au vendredi 26 juillet 2024

– du mardi 27 au samedi 31 août 2024

L’organisation est la suivante : tous les matins pendant 5 jours, rendez-vous au club à 9h, au bord du lac d’Auron, chemin du Grand Mazières (du côté des Archives départementales, des tennis, du club de voile…). 

On débute avec la présentation du matériel et des exercices sur ergomètre (un « rameur ») à terre ou sur un tank à ramer (avec des rames dans un bassin mais un support fixe, dans le club) pour expliquer le principe du mouvement. 

Puis on se lance sur un bateau de débutant, très stable. Au fil des séances, en fonction des progrès, des participants, et des exercices prévus par le coach, on peut essayer des bateaux individuels ou à plusieurs (en général 2 ou 4), et peut-être mériter et goûter le plaisir de ramer sur des coques plus légères. 

Et on termine la séance à midi, après avoir nettoyé et rangé les bateaux.

Et pour moi, l’aviron a commencé comme cela ! A vrai dire, pas tout à fait, c’était bien avant, mais c’est avec un stage que je me suis vraiment engagée dans la pratique.

Avant, je connaissais l’aviron, mais de vue. Quant à ma pratique, elle était particulière. L’aviron a toujours été une tradition dans ma famille, mais à l’ancienne, et comme un loisir. Mon arrière-grand-père aixois, qui était très sportif (il a gagné une médaille d’argent au rugby aux JO de 1920!), avait acheté trois yoles et un canoé français en acajou.

Tout cela on me l’avait raconté parce qu’on m’a appris à ramer, et on m’avait expliqué que c’est Papa J qui avait appris à ramer à tout le monde dans la famille; effectivement, il avait le monopole de l’enseignement de l’aviron auprès de ses enfants, ses petits-enfants et leurs conjoints : c’était l’été sur le Lac du Bourget, qu’il a traversé à la rame jusqu’à ses 80 ans.

Plus tard, j’ai appris qu’il avait lui-même appris à ramer sur la Marne lorsqu’il était étudiant en médecine. Puis il a participé à la Traversée de Paris en 1910, et il a remporté une médaille d’or en double sur un Auxerre-Paris en 1911 et une médaille d’argent à la Coupe d’Evian en huit avec de Club Nautique d’Aix-les-Bains.

Je savais donc à peu près ramer, mais je n’avais jamais franchi le cap d’en faire une véritable pratique.

Et j’ai longtemps voulu m’y mettre sans arriver à me décider: à Paris, je n’y avais même pas pensé ; aux Etats-Unis je me suis découragée en apprenant que l’équipe s’entraînait une semaine sur deux à 5h du matin et une semaine sur deux à 5h du soir ; à Grenoble je n’ai pas osé franchir la porte du club, ils avaient l’air trop compétiteurs. Puis des enfants et ce n’était plus le moment. Ensuite j’avais oublié, et je me contentais des traditionnelles traversées de Lac du Bourget familiales: pour moi ce n’était pas vraiment un sport, mais plutôt l’occasion de faire une promenade dans un lieu de rêve, en bonne compagnie, avec un effort réel, mais modéré, entrecoupé de discussions et de pauses.

Mais un jour je suis tombée sur un Championnat organisé au Lac d’Auron. J’ai contemplé les rameurs porter leurs bateaux, lancer leur coques sur l’eau, dégager une telle puissance, et pourtant ce qui m’a frappée c’était une certaine élégance… Alors je me suis dit que vraiment c’était ce que je voulais faire, et je me suis inscrite à un stage d’été à l’Aviron Club de Bourges

.Ce que j’avais vu ce jour-là, c’est ce que j’aime depuis : un sport d’équipe, dans lequel même si on est seul sur un bateau au moment de la course, on s’entraîne côte à côté, discutant dans le vestiaire ou dans les moments de préparation et nettoyage des bateaux ; un sport exigeant, qui réclame d’aller au bout de son effort. Mais aussi un sport dans lequel la technique donne la vraie glisse, la légèreté et la grâce. 

Alors j’ai essayé, et si je peux donner un conseil à ceux qui hésitent, n’hésitez plus : essayez !

Le stage peut être l’objectif principal ou un premier pas.

L’ACB propose des séances d’initiation tout au long de l’année, mais un stage d’une petite semaine est le meilleur moyen de commencer : au bout de quelques jours, les réflexes se mettent en place, et si on s’applique, on peut déjà commencer à ramer sur des bateaux plus intéressants.

En effet, le principe de l’aviron est simple : il faut glisser sur l’eau. Donc moins la surface de frottement est grande, plus il y a de glisse … mais aussi moins il y a d’équilibre! Donc on débute sur des bateaux stables, mais lourds. 

Mais la récompense de chaque progrès c’est de se voir attribuer un meilleur bateau, et d’obtenir des sensations de plus en plus agréables. Jusqu’au fameux skiff, qui ne tient que si on aligne ses deux mains à la même hauteur à tous les coups sans exception. Et puis, au pire, si on tombe dans l’eau l’été, on a une baignade et un gage : apporter un gâteau au chocolat à partager la séance suivante.

Pour d’autres, le plaisir sera de pouvoir ramer avec des coéquipiers confirmés et peut-être de pratiquer avec des partenaires réguliers, et de partager conseils, progrès, exercices… et aussi tous les moments conviviaux qui entourent les entraînements.

Pour certains cela débouchera sur de la compétition. Comme les jeunes qui s’entraînent presque tous les jours de la semaine et sont de vrais compétiteurs (environ 14 à 18 ans). Ou comme Chloé qui a commencé cette année, et a déjà rapporté une médaille de bronze aux championnats de zone du début du mois de mai, dans la catégorie Senior (18-27 ans). Et pourquoi pas comme Brigitte, Stéphanie, Sophie, Lionel et Valérie qui sont revenus à la compétition après des années d’éloignement, et qui rapportent encore des médailles, désormais dans la catégorie Master (plus de 27 ans).

Quant à ceux qui n’ont pas envie de compétition, ils préfèreront peut-être des randonnées dans la région, à l’autre bout de la France, à Paris sur la Seine ou même à Venise  ?

Et vous, quelle sera votre expérience ?

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